Le Bâtonnier

Il dirige et représente l’Ordre des Avocats. Il est élu pour deux ans au suffrage universel.

Le Bâtonnier est le garant du respect des règles de déontologie par ses Confrères.

Les principales fonctions du Bâtonnier sont :

  • La représentation de l’Ordre auprès des autorités, pouvoirs publics,
  • La présidence et l’administration de l’Ordre (direction du personnel, assurer la bonne marche des services, gestion du budget…)
  • La conciliation : Le Bâtonnier reçoit les contestations que les clients peuvent avoir à l’égard de leur conseil. Il règle également les litiges entre Avocats, ou entre ces derniers et les magistrats,
  • Le juge de l’honoraire : Le Bâtonnier est compétent pour l’ensemble des difficultés relatives à la fixation des honoraires de l’Avocat. Il rend alors une ordonnance susceptible d’appel,
  • Discipline : Le Bâtonnier peut saisir le Conseil de Discipline,
  • Organisation de la défense pénale : Désignation des Avocats en matière de défense pénale.

Le Bâtonnier actuel pour 2024 et 2025 est Maître Laurent BENOITON

Le Conseil de l'Ordre

L’ensemble des Avocats inscrits auprès d’un même Tribunal Judiciaire constitue un Barreau, organisé sous la forme d’un ordre professionnel.

Chaque Ordre est doté d’une personnalité morale.

Le nombre des membres du Conseil de l’Ordre est de 18. Ces membres sont élus par l’ensemble des Avocats inscrits et honoraires du Barreau pour une durée de 3 ans renouvelable au scrutin majoritaire.

Depuis le 1er Janvier 2016, l’ordonnance 2015/949 du 31 Juillet 2015 instaure la parité homme/femme au sein du Conseil de l’Ordre.

Le Conseil de l’Ordre est présidé par le Bâtonnier, qui n’en fait pas parti.

Le Conseil de l’Ordre traite des questions relatives à l’exercice de la profession :

  • Arrête et modifie le Règlement Intérieur du Barreau,
  • Arrête le Tableau (Inscription, Omission, Démission)
  • Adopte le budget, le montant des cotisations ;
  • Contrôle => Comptabilité, assurances.

Le Conseil de l’Ordre se réunit au minimum une fois par mois.

Membres du Conseil de l’Ordre :

  • M. le Bâtonnier Maître Guillaume CHASTENET de GERY
  • Maître Catherine MOISSONNIER
  • Maître Mathieu GIRARD
  • Maître Amina GARNAULT
  • Maître Annabel FEGEAT
  • Maître Anne JAVERZAC-GROUARD
  • Maître David AFFEJEE
  • Maître Caroline CHANE MENG HIME
  • Maître Eric DUGOUJON
  • Maître Kelly BARET
  • Maître Pierre HOARAU
  • Maître Estelle GANGATE
  • Maître Sébastien NAVARRO
  • Maître Chafi AKHOUN
  • Maître Florent MALET
  • Maître Florian RATINAUD
  • Maître Marie VANGHELLE
  • Maître Elise QUINTRIE LAMOTHE

La CARPA

Caisse de Règlement Pécuniaire des Avocats

Cette institution mise en place dans tous les Barreaux et centralisée dans l’Union Nationale des CARPA (UNCA) a pour objet premier de vérifier l’origine et le destinataire des mouvements de fonds liés à l’activité judiciaire et juridique des Avocats (décisions de justice, trésoreries, actes de cessions, ventes immobilières).

La CARPA a par ailleurs la charge de la répartition des règlements des procédures bénéficiant de l’Aide Juridictionnelle.

Depuis peu, elle centralise et actualise toutes les demandes concernant les avocats inscrits au Barreau via les logiciels développés pour le Barreau On Line.

La CARPA est tenue par des administrateurs élus au sein du Barreau et agit sous le contrôle et l’autorité du Bâtonnier et du Conseil de l’Ordre.

École des Avocats Réunion Mayotte

Chaque Centre Régional de Formation à la Profession d’Avocats (CRFPA) ; encore appelé « EDA » (école des avocats), a son siège dans le ressort de sa Cour d’Appel.

Les CRFPA ultra-marins assurent la seule formation continue de leurs ressortissants.

La mission de l’EDA Réunion-Mayotte concerne donc la seule formation continue des avocats des barreaux de la Réunion, Saint-Denis et Saint-Pierre et de Mayotte.

La durée de la formation continue est de vingt heures au cours d’une année civile ou de quarante heures au cours de deux années consécutives.

L’obligation de formation continue est satisfaite :

1° Par la participation à des actions de formation, à caractère juridique ou professionnel, dispensées par les centres régionaux de formation professionnelle ou les établissements universitaires ;

2° Par la participation à des formations dispensées par des avocats ou d’autres établissements d’enseignement ;

3° Par l’assistance à des colloques ou à des conférences à caractère juridique ayant un lien avec l’activité professionnelle des avocats ;

4° Par la dispense d’enseignements à caractère juridique ayant un lien avec l’activité professionnelle des avocats, dans un cadre universitaire ou professionnel ;

5° Par la publication de travaux à caractère juridique.

Au cours des deux premières années d’exercice professionnel, cette formation inclut dix heures au moins portant sur la déontologie. Toutefois, au cours de cette même période, les personnes mentionnées au septième alinéa de l’article 93 (6°) et à l’article 98 doivent consacrer la totalité de leur obligation de formation à des enseignements portant sur la déontologie et le statut professionnel.

Sauf lorsqu’ils relèvent de l’obligation de formation mentionnée dans la seconde phrase de l’alinéa précédent, les titulaires d’un certificat de spécialisation prévu à l’article 86 consacrent la moitié de la durée de leur formation continue à ce ou ces domaines de spécialisation. S’ils sont titulaires de deux certificats de spécialisation, ils accomplissent dix heures au moins de formation dans chacun de ces domaines de spécialisation, soit vingt heures au cours d’une année civile et quarante heures au cours de deux années consécutives.

A défaut, l’avocat perd le droit de faire usage de sa ou ses mentions de spécialisation dans les conditions prévues à l’article 92-5.

Les modalités de mise en oeuvre des dispositions du présent article sont fixées par le Conseil national des barreaux.

Les décisions déterminant les modalités selon lesquelles s’accomplit l’obligation de formation continue, prises par le Conseil national des barreaux en application du second alinéa de l’article 14-2 de la loi du 31 décembre 1971 susvisée sont, dans le délai de trente jours de leur date, notifiées par lettre recommandée avec demande d’avis de réception au garde des sceaux, ministre de la justice, et au conseil de l’ordre de chacun des barreaux. Elles sont publiées au Journal officiel de la République française.

Le C.M.B.
&
Solutions Amiables

Le Centre de Médiation des Barreaux & Solutions Amiables, situé à la Maison de l’Avocat, est une association regroupant des Médiateurs qualifiés d’origines pluridisciplinaires, Avocats ou non.

Les Médiateurs du Centre adhèrent à son Règlement et à une Charte Déontologique inspirée du Code National de Déontologie du Médiateur, ainsi que du Code de conduite Européen pour les Médiateurs. Ils s’engagent à se conformer strictement à toutes leurs obligations déontologiques.

Le Centre propose une liste de Médiateurs aux juridictions souhaitant organiser une médiation dans le cadre d’une procédure déjà engagée (médiation judiciaire), mais aussi aux personnes physiques ou morales désireuses de trouver une solution amiable à leur différend, en dehors de toute saisine judiciaire (médiation conventionnelle).

Le Médiateur peut intervenir dans tous les domaines personnels et professionnels de la vie : intra et interentreprises (matière sociale et commerciale), en matière médicale, de construction/urbanisme, de voisinage et plus largement sur toute difficulté rencontrée. Le médiateur est un tiers au différend, neutre, indépendant et impartial, il n’a pas d’intérêt au litige mais y apporte ses compétences en communication pour permettre la reprise d’un dialogue apaisé afin que les parties, ensemble, y trouvent leur solution.

En plus de proposer des médiateurs qualifiés, neutres et indépendants, le Centre s’engage dans toutes les actions d’information et de promotion de la Médiation à LA REUNION.